Après presque une journée entière de vol, le Dragon se posa au milieu d'une épaisse forêt. La densité des arbres masquait la position de l'imposante bête. Amikiri et Yagami discutait là, à l'abri des regards et des oreilles. Le jeune chef de la Team Taka avait concocté un nouveau plan. Un projet qui se devait de laisser libre les membres de sa propre organisation. La jeune femme écoutait patiemment et sans interrompre Raito. L'explication était longue et détaillée.
Raito : Voilà. Tu sais tout. Mes projets sont peut-être fous, peut-être suis-je en plein délire mais je suis ma voie.
Elle acquiesça.
Raito : Tu connais ton rôle ? Tu retrouve Lee et tu lui répètes absolument tout.
Sur ce coup là, il lut de la perplexité dans son regard.
Raito : Je m'en vais pour Kumokagure. Il faut que Lee retrouve les autres et leur expose les faits. Ils ont chacun le droit de me suivre dans mon entreprise ou de faire comme bon leur semble. Mais la Team Taka, sous mon commandement, laisse tomber le voile de la destruction absolue. Nos objectifs se doivent d'être supérieurs. Comme je leur ai promis, je ferai d'eux des hommes et des femmes libres. Pour cela je dois commencer à propager le message qui élèvera les hommes, qui éveillera leur conscience. S'ils sont d'accord, qu'il me rejoigne à Kumo d'ici 2 semaines, que j'ai le temps de tout préparer. Je sais que chacun d'eux, Sasuke, Yuna, White et même Lee, poursuit un but personnel mais ils doivent voir par eux-même l'étendue et la portée de mon objectif. Qu'ils viennent quand ils seront prêts. Ils seront toujours "les miens". C'est eux ma famille. En particulier Sasuke & Lee. Si Lee trouve Gaara, qu'il le prévienne aussi.
Après un long silence, le jeune homme remonta sur le dos du Dragon, laissant la jeune femme au sol.
Raito : Yagami Raito va disparaitre un temps mais le Faucon volera toujours. Toujours...
Samothsuiryu s'envola, déplaçant une masse d'air telle que les arbres se couchèrent.
Raito : Qu'il cherche Ooarashi. Ooarashi Metsubu !!
Les deux regagnèrent les cieux et partirent vers le Nord, le Pays de la Foudre. Sous leur pied, le relief changeait peu à peu. La foret laissa place à d'immenses plaines, qui furent suivies de collines puis de montagnes escarpées. Les nuages qui s'y accrochaient donnaient encore plus de grandeur et de majesté au paysage.
Plus bas, Raito repéra une auberge. Samothsuiryu descendit et une fois au dessus de la battisse, disparut en un nuage de fumée. Raito atterrit à l'arrière de ce lieu d'accueil pour voyageur. Il ôta vivement sa tunique et ses bandages. Il sortit un Kunai et coupa ses longues mèches.
Pensé : C'est parti.
Il avança et contourna l'auberge pour repassa à l'avant. Il entra sans hésitation poussant la double porte. Il fut accueillit par une dizaine de regards. Hommes et femmes se reposant, mangeant ou buvant. Raito se dirigea vers le comptoir poussiéreux derrière lequel une femme imposante se tenait.
Raito : Bonjour. Un lit et des vêtements propres s'il vous plait.
Aubergiste : On ne fournit que le lit.
Raito : Il me faut pourtant les deux. Des brigands m'ont tout pris mais j'ai pu sauver ma bourse.
Aubergiste : Pleine ?
Raito : A quoi servirait-elle vide ?
Aubergiste : Hmmm...
Elle jeta un oeil à un homme près du bar, qui devait être son associé ou son mari.
Aubergiste : Vas me prendre les affaires de Xiotu. Et nettoies sa chambre.
Homme : Mais...? Et s'il revenait ?
Autre Homme : Il est mort le petit.
La voix venait du fond de la salle mais Raito ne distinguait pas celui qui avait parlé.
Aubergiste : Fais ce que je te dis. Je ne pense pas non plus qu'il reviendra.
Raito : Très bien.
Homme : Tu ne cherches même pas à savoir qui sait ?
Raito : Je dormirai mieux si je savais qui occupait ma chambre avant moi ?
Sa réplique laissa un silence froid et pesant. L'homme s'en alla faire ce qu'on l'avait envoyé faire.
Aubergiste : T'as du répondant toi.
Raito : Vous n'imaginez même pas.
Il lâcha une bourse pleine de ryos sur le comptoir attendant le retour de l'homme.
Aubergiste : C'est quoi ton nom ?
Raito : Ca aussi ça me fera mieux dormir ? Ca n'a pourtant pas tellement aidé ce Xiotu.
Aubergiste : Lui non, moi oui. Ton nom ?
Raito : Ooarashi. Ooarashi Metsubu.
Aubergiste : Chambre 4.
Raito : Merci.
Le jeune homme s'en alla vers sa nouvelle couche. Là, il trouva l'homme défaisant un paquetage apparemment prêt depuis des jours.
Raito : Laissez ça. Je m'en occuperai. Merci.
Homme : Mais...
Raito : Merci !
Le mari de l'aubergiste sortit sans un mot de plus. Qu'importe qui était ce Xiotu, il avait laissé un grand sac rempli de vêtements.
Quelques jours plus tard, Raito quitta l'auberge. Il s'était préparé à la suite.
Raito : Direction, Kumokagure.
Un sac sur le dos, une veste à capuche ouverte et un short arrivant jusqu'aux genoux, Yagami Raito était un autre homme désormais. Il ne laisserait désormais place qu'à ce nouvel être : Ooarashi Metsubu.